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Matias Olivieri : Quatre sonates, quatre mondes

14 juin 2026

Informations pratiques

Une année en résonance
Cycle anniversaire – Les résident.es à l’honneur
Pour célébrer ses 70 ans, la Maison Heinrich Heine rend hommage à ses ancien.nes résident.es aujourd’hui professionnel.les de la musique. Tout au long de l’année, un cycle de concerts mettra à l’honneur la richesse et la diversité de leurs parcours artistiques.

À travers quatre œuvres composées entre la fin du 18e siècle et le début du 20e, ce programme met en lumière des sonates encore peu jouées, dont la richesse expressive mérite d’être pleinement redécouverte. […] La Sonatine de Carlos Guastavino y occupe une place toute particulière : en tant que pianiste argentin, il est pour moi essentiel de partager la musique de ce compositeur encore trop méconnu sur les scènes européennes. Guastavino développe un langage profondément chantant, nourri de la tradition populaire sud-américaine, où la simplicité apparente cache une grande subtilité expressive. – Matias Olivieri

♪ Joseph Haydn (1732–1809)
Sonate en mi mineur, HOB XVI:34

♪ Edvard Grieg (1843–1907)
Sonate en mi mineur, op. 7

♪ Carlos Guastavino (1912–2000)
Sonatine en sol mineur

♪ Alexandre Scriabine (1872–1915)
Sonate en fa dièse majeur, op. 30

Ce récital propose un parcours à travers la forme de la sonate, non pas comme un monument figé, mais comme un espace de liberté, d’exploration et de prise de risque. À travers quatre œuvres composées entre la fin du XVIIIᵉ siècle et le début du XXᵉ, ce programme met en lumière des sonates encore peu jouées, dont la richesse expressive mérite d’être pleinement redécouverte.
La sonate en mi mineur de Joseph Haydn ouvre le concert. Trop souvent perçu comme un compositeur avant tout spirituel ou décoratif, Haydn révèle ici une profondeur dramatique saisissante. Cette œuvre témoigne de l’audace de son langage pianistique et de son rôle fondamental dans la construction de la sonate moderne. Lui redonner toute sa place, c’est rappeler que l’intensité émotionnelle et la modernité ne commencent pas avec le romantisme.
Avec la sonate en mi mineur op. 7 de Edvard Grieg, le programme bascule vers un romantisme ardent, fortement imprégné de lyrisme et de contrastes. Cette œuvre, à la fois structurée et passionnée, agit comme un pont entre tradition et expression personnelle, annonçant déjà une écriture plus libérée. C’est la seule sonate écrite pour piano de ce compositeur.
La Sonatine de Carlos Guastavino occupe une place toute particulière dans ce programme. En tant que pianiste argentin, il est pour moi essentiel de partager la musique de ce compositeur encore trop méconnu sur les scènes européennes. Guastavino développe un langage profondément chantant, nourri de la tradition populaire sud-américaine, où la simplicité apparente cache une grande subtilité expressive.
Le récital s’achève avec la Sonate en fa dièse majeur op. 30 de Alexander Scriabine, œuvre visionnaire et condensée, où la musique s’affranchit presque totalement des repères traditionnels. À la suite de composer cette sonate, le compositeur décide d’écrire un poème pour inspirer l’interprète. Cette sonate dépasse la forme instrumentale pour devenir une expérience poétique et sensorielle, culminant dans un élan final fulgurant, suspendu entre extase et vertige. Scriabine décrivait cette œuvre par : « Le vol de l’homme vers l’étoile, symbole du bonheur »

À travers ce programme, le piano devient un lieu de transmission, de mémoire et de conviction artistique : faire entendre des œuvres rares, redonner leur juste valeur à des compositeurs essentiels, et partager une musique profondément liée à l’identité et à la poésie.— Matias Olivieri

Date

Dimanche 14 juin 2026

Horaires

18h00

Tarifs

Inscription conseillée

Plein tarif : 7€ | Tarif étudiant : 4€

Adresse

27C boulevard Jourdan
75014 Paris
RER B/T3a : Cité universitaire

Maison Heinrich Heine

Demandez le programme

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